
LCEN, DADVSI, HADOPI, HADOPI2, toutes ces lois promulguées en France comme leurs équivalent dans le monde entier , soit disant ,en faveur exclusive des “Auteurs” , l’ont été en réalité qu’en faveur des majors qui ne sont qu’exceptionnellement les proprietaires de ces fameux droits mais qui grâce a leurs contrats toujours défavorables aux artistes, en sont souvent les bénéficiaires quasi exclusif.
En plus de ne pas respecter les artistes dans l’équilibre du contrat qui les lient, ils ne respectent pas non plus leur engagements contractuels quand ils ne sont pas en leur faveurs…
3 exemples internationaux frappant et très différents qui montrent l’engagement à géométrie variable des multinationales du disque de faire respecter les lois en générale (selon si c’est en leur faveur ou non), mais surtout la mansuétude et l’égard qu’ont ces même majors pour les artistes et la Création Artistique qu’ils veulent “a tout prix défendre” (c’est en tout cas ce que ne cesse de répéter les mass-médias à l’unisson grâce a un plan comm bien ficelé…).
1/ Au Mexique,
Sony bmg n’as pas voulu, malgré les injonctions répété du juge appliquer le droit des contrats concernant un de ses ex artiste star El Potrillo :
“La police a en effet récupéré près de 6000 CD que Sony refusait de rendre à l’artiste alors que son contrat avec la maison de disque est pourtant arrivé à échéance.
Prévu pour 7 albums, ce dernier a signé depuis avec Universal Music, mais Sony ne s’est pour autant pas privé de poursuivre l’exploitation des disques, photos et vidéos durant cette période, sans contrat aucun.
En l’occurrence, un album contenant des titres inédits a été lancé, sans l’accord du chanteur, qui fit alors intervenir son avocat. Mais Sony n’a pas tendu l’oreille à l’appel.
Bilan des courses, le recours à l’intervention policière fut inévitable. Sous couvert de lutter contre le piratage du disque, la police de Mexico a perquisitionné le bureau du label et récupéré le dû de l’artiste. Sony supposait qu’ils pouvaient vendre ces titres alors qu’ils n’appartenaient pas aux précédents albums et les diffuser comme un huitième album, comme si c’étaient des titres sur lesquels ils disposaient des droits.”
citation : PC INPACT
source : http://www.lemonde.fr/
2/ Aux USA,
Ben Jordan (aka The Flashbulb, un des pionnier de l’IDM), s’est rendu compte que iTunes vendaient ses propres morceaux parus sur un label aillant fait faillite (Sublight Records fermé en juin 2007), et que du coup Apple ne reversait rien à personne comme droit d’auteur. Pour se faire entendre il a d’une part porter plainte contre Apple pour piratage et non respect de la propriété intellectuelle et d’autre par il a tout simplement mis a disposition les morceaux en questions sur plusieurs gros tracker de torrent et sur limewire accompagné d’un texte (.nfo) expliquant ses motivations et sa vision de l’industrie musicale…. a lire absolument
sources :
numerama.com (dont la traduction du texte de Ben Jordan sur l’industrie du disque)
rlslog.net (en anglais)
3/ Au Royaume-Unis,
“Un artiste, anciennement sous contrat avec Warner Music, a souhaité mettre en ligne sur son MySpace un de ces plus fameux titres qui avait connu un petit succès au début des années 90. Or, en découvrant la diffusion du morceau sans contrepartie financière, la major a contacté MySpace pour lui demander de retirer le titre en question”. Le hic dans cette affaire c’est tous simplement que tous les contrats passés entre l’artiste et l’industrie musicale ont expiré depuis longtemps et que seul l’artiste a donc les droits d’auteur sur sa musique ( a l’exception peut être des droits voisin lié aux enregistrement eux même mais qui n’autorise pas non plus warner a vendre ces créations)
“Pire encore, malgré l’expiration des différentes licences d’exploitation, plusieurs labels sont toujours en train de vendre – illégalement – les morceaux d’Edwyn Collins. En clair, différentes sociétés réalisent des profits en piratant sa musique des années après la fin des contrats liant le chanteur”
Citations : numerama.com
source : guardian.co.uk (en anglais)
Il existe des dizaines d’autres exemples dans tout les pays du monde montrant a quel points les droits d’auteurs ne sont pas respecter par ceux qui s’autoproclame comme leurs unique défendeurs dans ce monde “décadent” !!!
Sauf que la seule décadence c’est celle de l’industrie du support physique alors qu’il n’y a jamais eu autant d’offre et de création musicale disponible que depuis qu’internet existe… Ils essayent,avec l’appui de lois taillées sur mesure grâce a leur lobbying forcené, de sauver une industrie basé sur la fabrication et la distribution du support physique qui n’as plus de raison d’être et encore moins de légitimité que ce soit en terme de qualité ou de choix…
quelques liens intéressants pour aller s’informer :
Le suicide professionnel d’un musicien de l’industrie du Disque. (A lire)
bcommeboxsons.com ” L’industrie musicale: la musique, le fric et les gens autour”
Ceux qui télécharge le plus sont ceux qui achète le plus de musique selon un sondage (a lire en anglais)





